REVUE D'EXPRESSION ARTISTIQUE, CULTURELLE, CITOYENNE et CONTEXTE POLITICO-CULTUREL

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En 1983, déclaration de l’association Lézard qui crée une Revue d’Expression
Artistique, un unique numéro humoristique et citoyen, intitulé “Fenêtre en l’Air”. Lézard
c’est déjà l’affirmation d’une immense volonté d’ouvrir la ville à une action de Création
Locale de Spectacles Vivants. Mais entre 1982 et 1984, la ville de La Seyne est préoccupée
par son instabilité politique puisque pendant trois années successives, on a dû
procéder à des élections municipales. L’enjeu est de taille ; après trente cinq ans de
municipalités communistes, c’est la Droite qui obtient finalement la majorité.

Dans ce contexte à la fois d’immobilisme et de révolution idéologique de fait, on
pouvait penser que des idées nouvelles, comme celles de Lézard ou de Place de La
Lune (une autre association culturelle née cette même année), allaient pouvoir prendre
corps. Ce fut le contraire ; la Droite se révéla être assez rapidement la deuxième
mâchoire d’un même étau. L’étau du manque de liberté d’expression et de création,
généré par ces deux tenants de la période historique mondiale dite de “la guerre
froide”. Et pour couronner le tout, en 1986, les deux camps antagonistes magouillèrent
un accord dont l’enjeu fut l’avancement professionnel du responsable du Service
Municipal de la Culture. En échange la Droite hérite de la Direction et de la Présidence
de l’Office Municipal de la Culture et des Arts. Il y a dans cet acte, de la part de leurs
auteurs, responsables décideurs locaux, élus et hauts fonctionnaires du PC et de la
Droite, un grand mépris pour la démocratie, alors que leur rôle précisément consiste à
la construire. C’est aussi la preuve qu’ils considèrent encore, de la même façon qu’au
siècle dernier, le tissu associatif comme un bloc partisan. Les deux plus jeunes
représentants associatifs, Gérard Rinaldi pour Cinéma-Image et Boualem Amedjout
pour Lézard sont écartés de l’OMCA, jugés gênants car n’appartenant à aucun des
deux camps.